vendredi 16 novembre 2007

Mers-el-Kébir difficile de faire admettre la vérité



A la mémoire des marins de Mers-el-Kébir, et surtout le retour de cette terre l'Algérie, oubliés de tous, acte voulu par l'état Français, qui s'entête sur le sujet.
La faute est à attribuer au Général de Gaulle. C'est lui qui transféra l'Amiral Darlan à Mers-el-Kébir, on se demande pourquoi????
A cause de cela le marins ne peuvent pas rentrer en France. Motif collaboration avec l'ennemi.
Ces marins n'ont rien à avoir avec cette cet homme qui lui collabora avec l'ennemi.
Mais pour l'état Français défenseur des idéaux du Gaullisme, ces marins doivent purger la perpétuité........Honte à vous.







Vous trouverez également des photos, car au moment de la Toussaint, je suis allée fleurir une stèle à la mémoire de tous les combattants français qui reposent loin de leur patrie. Cette stèle se situe à l'entrée principale dans le plus grand cimetière de Metz, et parmi les fleurs, j'ai mis un message rappelant le souvenir de ces pauvres marins. Je suis sûre que les nombreux passants qui ont vu cette inscription, sont allés la lire et c'est autant de fois que leur souvenir aura été évoqué.

Mers-el-Kébir, reste la plaie que l'état Français ne veut pas cicatriser et pour cause les marins qui reposent dans ce cimetière sont des inconnues en France. La faute à la presse et aux médias, qui ne veulent pas ouvrir le débat sur le retour de ces marins dans leur patrie la France.



Mais il reste toujours les enfants, qui maintiennent la pression sur les politiques qui se foutent de Mers-el-Kébir, Dien Bien Phu, et l'Algérie. Pour cette dernière, la sortie de cette crise fut désastreuse pour les Français d'Algérie et de notre pays sur ce conflit.


André MOUROT(1923/2004) Matelot Mécanicien à bord du Strasbourg, était président de l'association des anciens marins de Metz, il avait sollicité la Maire de Metz afin de baptiser une rue "rue des marins de Mers el Kébir". La réponse fut négative car il ne convenait pas de rappeler cet "épisode" pour ne pas froisser nos amis britanniques dont une ville était jumelée avec Metz. Soit, mais dans cette hypothèse, les allemands étant nos voisins et nos partenaires européens privilégiés, il faudrait également débaptiser toutes les rues faisant allusion à l'occupant allemand ou déboulonner les statues de Jeanne d'Arc pour ne pas vexer les anglais. Avec des raisonnements de ce type, il n'est plus possible d'aborder et d'analyser sereinement l'histoire. V.M

Sa fille Véronique MOUROT défend avec acharnement la mémoire de son père, nous aussi l'association MEK sommes liés pour la même cause, le rapatriement en France du cimetière.
Une lecture de ces pages de l'ancien Président de l'AMMAC de METZ.

SOUVENIRS DE MERS-EL-KEBIR



A l’orée de mes 17 ans, le 22 Juin 1940, je débarquais à Casablanca, du torpilleur nouvelle génération «Lanquenet », en fin de construction aux chantiers de la Gironde à Bordeaux, et qu’un groupe de marins venait de sauver de la suprématie allemande. Je rejoignais le dépôt des équipages de Casablanca, et transféré en urgence par le train avec d’autres marins, j’arrivais en Algérie.

Oran, grande ville où j’abordais, m’est apparue pleine de luminosité solaire, mais néanmoins loin d’être aussi resplendissante de blancheur comme l’était Casablanca. Nous étions un groupe important, débarquant en gare d’Oran, après un voyage pénible et fatiguant. Mais en fait, notre destination finale était Mers El Kébir, où se trouvait au mouillage une escadre dont les équipages étaient constitués en petite partie de réservistes que nous venions relever.

Mers El Kébir était une base navale que la France avait entrepris de construire en 1935 et qui se trouvait en voie d’achèvement. Elle se situait à quelques kilomètres d’Oran. Pour y accéder, il était impératif d’emprunter la route qui serpente le long du littoral, de traverser le tunnel creusé dans la colline qui domine la ville d’Oran, et au sommet de laquelle trônait la statue de la Santa Cruz qui veillait sur le ville d’Oran et son port.

Les camions à bord desquels nous avions pris place quittèrent la gare, et sans tarder, s’engagèrent sur la toute qui conduisait à Mers El Kébir. Après un périple d’une vingtaine de minutes, ils nous déposèrent dans l’enceinte du port militaire, sur le môle d’embarquement où le long de ce dernier, nous attendaient des embarcations appartenant aux différents bâtiments présents sur rade.

Une fois embarqués avec nos sacs et nos valises, la chaloupe à moteur du « Strasbourg nous emmena vers notre nouveau destin. Lors de cette petite navigation, je m’adonnais à contempler ce paysage nouveau pour le jeune lorrain que j’étais. Mers El Kébir apparaissait avec ses maisons indigènes, le port de pêche de Saint-André, et droit derrière, le fort au bout de la jetée presque terminée, le phare et l’immensité de la mer, sous un magnifique soleil d’Afrique, cela tenait du merveilleux et du féérique.

En approchant des navires qui étaient au mouillage devant la jetée, mes yeux admiratifs se fixèrent en particulier sur le « Strasbourg ». Emerveillé, je le découvrais majestueux, puissant, d’une belle esthétique et d’un gabarit imposant. Il était là, mouille entre la « Bretagne » et la « Provence » et non loin de son frère le « Dunkerque », et du transport d’hydravions « Commandant Teste », près de Saint-André, non loin de la jetée, donnant sur le littoral et d’une jolie plage à découvrir.

Les cuirassés, ainsi que le transport d’hydravions étaient au mouillage, la proue face à la terre, assez près les uns des autres, la poupe face au large, amarrés à l’aide de plusieurs grosses aussières métalliques fixées sur les bittes de la jetée distante d’une vingtaine de mètres environ des navires. Dès l’accostage, comme tous les autres, le sac sur l’épaule et la valise à la main, je gravissais l’échelle de coupée avec une pointe d’appréhension et en me posant intérieurement une question : « que vais-je trouver » ?

Après avoir, au préalable, et comme c’est d’usage, je m’arrêtais, rectifiais la position et je saluais respectueusement le pavillon de poupe. Accueilli par le « Bidel » et une équipe de « shakos », je mettais le pied sur le point de bois du « Strasbourg », rutilant de blancheur et de propreté. Les formalités d’embarquement furent rapides et la période d’intégration aussi ; d’ailleurs une des qualités propres aux marins, c’est de faire face à toutes les situations.(la suite prochain numéro).

Merci à Véronique MOUROT, le combat continue pour nos marins.

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