vendredi 17 septembre 2010

Mers el-Kébir Hubert FALCO oubli son devoir de mémoire

Les restes de la profanation des islamistes Algériens sur le mosaulé à Mers El-Kébir.
Association MEK du 3 juillet 1940 - 2005
pour le rapatriement du cimetière marin
de Mers-el - Kébir en Bretagne
Siége social : 4 rue des lauriers
56650 Inzinzac- Lochrist

Après la profanation du cimetière marin de Mers-El-Kébir, les anciens survivants des cuirassés « La BRETAGNE et Le DUNKERQUE » se mobilisent pour une action patriotique. Ils désirent que les instances de l’état rapatrient les dépouilles mortuaires de leurs camarades. Le lieu de repos de ces marins est activement demandé par leurs compagnons toujours vivants. Ce lieu sera décidé lorsque les opérations de rapatriement seront prises en compte par les autorités compétentes de la France. Cette association ne sera dissoute que lorsque la stèle commémorative se fermera sur leur repos éternel.

Inzinzac-Lochrist, le 10 septembre 2010
N° 25 / 2010 - Bretagne MEK
Monsieur Alain GARCIA,
Président de l’association de Mers-el-Kebir
Retraité de la Gendarmerie Nationale
Monsieur René RUNAVOT
Président d’Honneur de l’association MEK
rescapé du 3 et 6 juillet 1940 - Bâtiment de ligne « DUNKERQUE »

A Monsieur le secrétaire d’état aux anciens combattants
37 Rue de Bellechasse
75700 Paris 07 SP

Monsieur secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants, je vous remercie de l’attention dont vous portez à mes courriers. Ma préoccupation n’est pas l’état du cimetière, c’est l’Etat Français qui me préoccupe dans la diffusion de tels courriers. Cette ironie courtoise montre à quel point votre préoccupation, c’est d’enfouir ce dossier aux oubliettes des raisons d’Etat.
Pour les travaux de peut importe la date et le montant, comment peut-on croire ces manipulations afin de donner une image plus médiatique que réelle. C’est en 1990 que les premières destructions sont apparues sur ce site.
L’impacte de l’image, le sens du symbole, n’est pas le même en Algérie, quand on parle de profanation et vandalisme. Les uns s’insurgent en violentes émeutes, les autres adoptent un profile bas de peur de créer des tensions ethniques ou communautaires. Quand à la récidive, vous me permettrez d’en sourire. Pour le gardien, s’opposer aux islamistes algériens reste une utopie. Il choisira de garder sa tête sur ses épaules, que de défendre un symbole que ces hommes combattent.
L’ossuaire est l’âme de ce cimetière, dont les marbres servent d’éviers dans la population de Mers-el-Kébir. On ne sait pas qui est sous cette plaque, toujours l’anonymat qui flotte sur ce cimetière.
Quand vous parlez de stèle Monsieur, je ne sais pas si vous avez connaissez la définition de ce mot. Demandez donc à vos amis du Souvenir Français.
Stèles : il y a trois que trois sortent de stèles, Chrétienne, Israélite, Musulmane. Pour plus d’informations. A Douaumont vous avez les trois stèles.
Pupitre : Il y a trois définitions sur le petit Robert.
Il manque la définition mortuaire, une invention pour limiter les dérives des contestataires.
Ce genre de bloc de béton, sans âme, n’est pas digne, même si vous continuez à afficher que le vandalisme sera minoré sur ce qui reste de ces pauvres marins humiliés. Vous avez une indécence à cette relative mention de l’identité de ces marins. La préservation des espèces, vous y croyez vraiment (Descendance et Darwinisme 1885).Une seule est à préserver celle du général de Gaulle, chef de la France libre, les autres ne doivent surtout pas déranger cette légende. Quand à remarquable, il doit faire allusion à la croix de lorraine à Colombey les deux Eglises.
Le 17 septembre 2009, je vous écrivez sur la nécessité d’un transfert des corps de marins en France au cimetière de Kefautras à Brest et je viens de recevoir votre réponse, qui est le copié collé de vos prédécesseurs. De nombreux dossier Bretons empoisonnent l’Etat Français, nier l’évidence reste un aveu coupable pour les citoyens. Et maintenant les solutions pour résoudre définitivement ce problème. On n’occulte pas, mais on efface un peu plus l’impact de cet attentat perpétré sur la flotte au mouillage par les Anglais avec l’autorisation appuyée du général de Gaulle.
Quand à la solution retenue pour l’avenir de ce cimetière, son maintien en en Algérie est un non sens à la volonté des familles qui attendent toujours ce retour. Tout cet argent dépensé sur nos deniers, alors que le transfèrement de ces corps aurais été d’un moindre coup. Sans compter les sommes attribuées gracieusement par l’Ambassade de France et le Souvenir Français.
Si vous avez laissé les marins dans ce cimetière, d’autre y sont partis sans autorisation….Dans ce cimetière il n’y pas d’officiers. Où sont-t-ils ?
Après une enquête de mes amis retraités, il s’avère que nous avons des témoins sur les 21 Légionnaire morts depuis 1964.
En 1970, vous annoncez d’un transfère des corps de ces militaires au Petit Lac. Je cite votre directeur de cabinet, courrier du 9 janvier 2009.Comment est-il possible d’exhumer et de transférer des corps qui ne sont plus là depuis le 3 juillet 1968.
Ces militaires sont morts suite à des accidents de la circulation. Vous avez une connaissance limitée sur les coutumes de nos légionnaires. La Légion Monsieur, n’abandon jamais ses morts, ni ses monuments comme à Sidi bel Abès, surtout ceux tombés sur le sol algériens. Les cercueils sont partis de Mers el Kébir par camion à l’aérodrome de Bous Fer, puis envoyé par avion à Aubagne.
Nous avons trouvé la fiancée de l’un de ces Légionnaires. Madame Le François Arlette, institutrice, 83 ans, elle n’a plus une bonne mémoire. Mais de belles photos de son légionnaire en ballade au Petit Vichy (Parc paysagé à Oran). Elle a raconté à mes camarades, comment il s’est tué en véhicule militaire. Elle avait obtenue de la marine une autorisation spéciale pour les obsèques. Présente avec elle, Madame Desse Anna et son mari René, instituteurs à Mers el-Kébir. Ce Capitaine de l’Armée Hongroise devenu Légionnaire au grade d’Adjudant - Chef. Il ne faut pas remuer la boue, afin d’éviter de réveiller ces morts qui repose en paix en France, pendant que les autres pourrissent en Algérie.
Elle a demandé à mes camarades où se trouvé son fiancé, mort avant son mariage. Madame Le François était institutrice à Mers el-Kébir. En 1962, la Légion quitte l’Algérie avec ses monuments, ses morts et s’installe à Aubagne. C’est là que sont les 21 Légionnaires.
Lors de la cérémonie à la Pointe Saint Mathieu, votre absent a été remarqué par notre ancien René RUNAVOT, du bâtiment de ligne Le Dunkerque, rescapé de l’attaque. Pourtant ce lieu est chargé d’émotion sur les disparus en mer. Il plane sur ce cimetière le mot discrimination sur les hommes, sur l’histoire, sur le symbole du christianisme. Cette preuve de lâcheté et d’abandon est soulignée par cette phrase « « De marquer de façon moins visible que de coutume », les moines de Thibérine en portent aussi le fardeau, eux hommes de Dieu sans croix.
Mais vous avez transféré des corps d’Indochine sans autorisations. L’amiral Darlan à un caveau familial qui l’attend, il sera parmi les siens.
Au flan de cette montagne perdue d’Algérie, plus d’un millier de marins attendent un regroupement définitif en Bretagne. Si vous les abandonnez, c’est bien la raison reste la honte d’une défaite, mais la défense du patrimoine de Charles de Gaulle. Notre association sera continue ce combat, contre l’entêtement des politiques de nier cette vérité.
Recevez, Monsieur le secrétaire d’état aux anciens combattants, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

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