mercredi 12 octobre 2011

Mers el-Kébir

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Association MEK du 3 juillet 1940 - 2005
pour  le rapatriement du cimetière marin
de  Mers-el - Kébir en Bretagne
Siége social : 4 rue des lauriers
56650 Inzinzac- Lochrist

Après la profanation du cimetière marin de Mers-El-Kébir, les anciens survivants des cuirassés « La BRETAGNE et Le DUNKERQUE » se mobilisent pour une action patriotique. Ils désirent que les instances de l’état rapatrient les dépouilles mortuaires de leurs camarades. Le lieu de repos de ces marins est activement demandé par leurs compagnons toujours vivants. Ce lieu sera décidé lorsque les opérations de rapatriement  seront prises en compte par les autorités compétentes de la France. Cette association ne sera dissoute que lorsque la stèle commémorative se fermera sur leur repos éternel.

Inzinzac-Lochrist, le 22 juillet 2011
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Monsieur Alain GARCIA,

Président de l’association de Mers-el-Kebir

Retraité de la Gendarmerie Nationale

Monsieur René RUNAVOT

Président d’Honneur de l’association MEK
Rescapé du 3 et 6 juillet 1940 - Bâtiment de ligne « DUNKERQUE »

A Monsieur le secrétaire d’état aux anciens combattants
37 Rue de Bellechasse
75700  Paris 07 SP
Monsieur,

Plusieurs raisons m’obstinent à continuer d’écrire à vos services et à vous-même afin de ne pas oublier nos marins. Comme ceux qui ont occupé ce poste depuis le 25 avril 2005, cette tragédie de l’ignoble profanation, a peu sensibilisé la classe politique. Les 21 Légionnaires eux sont en France, les 1230 marins attendent toujours un retour en France, au terme de la soixante douzième année.
Comment après avoir vécu de telles atrocités inhumaines, ces épouses ont-elles réussi à trouver le courage de continuer leurs vies, en espérant le retour des leurs. Hélas ! A cette époque l’information était encore la chasse gardée des politiques, plus maintenant.
Lors d’une cérémonie à Brest, Monsieur Hervé Grall, Président de l’association de Mers el-Kébir, (l’officielle), a d’initiative organisé une cérémonie sur le thème du pardon avec les Anglais.
Le pardon n’est pas un acte ou une formule magique qui va permettre une restitution de la situation. On ne peut effacer le passé. Il est ce qu’il est et le restera. Ce pardon, ce doit d’une reconnaissance NATIONALE et non un acte en catimini sans suite avec les Anglais.
Pardonner, ce n’est pas nier, ou minimiser l’offense. Si on oubli l’offense subie, on ne peut pas pardonner. Mais c’est à l’Etat Français, politiquement responsable d’en répondre. De rappeler aux députés les règles sur le rapatriement en France des marins, qui ne doit pas se traduire par une campagne politique dans le Finistère, pour les élections 2012 en Bretagne où à l’Assemblée Nationale.
Le fait d’avoir exhumé vingt un légionnaires qui se trouvaient au pied de ce cimetière est un acte indigne, lâche, qui prouve que l’armée Française reste divisée sur l’acte des Anglais, ne pas amalgamer la légion à cette tragédie de l’histoire.
Lorsque le délit est perpétré, le mal accompli ne peut- être ignoré, laissé sans consignes. La responsabilité pénale est pleine est entière, l’ordre social perturbé. Mais en 1940, celui-ci était dans une chienlit totale des deux côtés les perdants de la débâcle et les collaborateurs de Vichy.

Le pardon est-elle la chasse gardée des gaullistes? Et comment fait-on si les gaullistes continuent de cultiver l’ignominie sur ces soit - disant marins collaborateurs de Vichy, ont-ils envie de pardonner?
Le pardon n’est pas une vertu juridique, ni politique, elle est religieuse ou morale et trouve ses limites dans le cœur de l’homme, celui du face à face, celui du coupable et de sa victime.
Les politiques de la majorité UMP, ont-ils envie de contribuer à ce dossier ? Pourquoi cet empressement d’un maintient de ce cimetière, alors que nombre de monuments militaires sont en France après l’indépendance de l’Algérie? C’est sans compter sur la dépouille de l’Amiral François DARLAN, qui gangrène les initiatives des trois associations dont Brest étant le fer de lance. Il semble que la famille Darlan, dispose à Nérac de  son caveau familial. Quand au député de la région fait la sourde oreille.
Le retour de ces marins est un devoir au regard de notre histoire et de ceux qui sont rentrés, par complaisance des politiques, le père de Monsieur Hervé Grall, Officier émérite, jusqu’au sacrifice pour ses hommes, enterré au cimetière civil de Landevennec ainsi que d’autres marins, Pourquoi? Du pardon à l’impardonnable, du devoir des alliés, des résistants héroïques, à la faiblesse coupable des Français qui pactisèrent avec le régime de Vichy.
Un ancien marin, décédé, de la ville de Quéven, du bâtiment de ligne le DUNKERQUE, me soufflait à l’oreille, juste avant de quitter ce monde: « Je n’ai pas pardonné à aucun des coupables de cet acte sordide et jamais ni maintenant ni dans l’avenir, je ne leur pardonnerai ».
Ne pas oublier, ne rien effacer; Voilà la hantise des survivants. Plaider pour les morts, défendre leur mémoire, leur humanité. Les politiques ont-ils une âme ?
Je serais toujours là, moi, ancien soldat, pour défendre la mémoire salie de mes anciens, pour ne pas taire les cris de ses jeunes hommes que la mort cueillit si jeune. Les politiques ont-ils un cœur ?
Pardon, Pardonner, ce n’est pas renoncer à ses droits, ils ne sont pas des synonymes de réconciliation, n’ont pas de base morale, n’excusent en rien les fautes ou les décisions prisent en Angleterre à la veille du 3 juillet 1940.  Non ! Ne Murez pas dans l’oubli, ces soldats, ils sont, la glaise de France, celle qui vous a nourrie, façonnée aussi, leur place est en France.

Recevez, Monsieur le secrétaire d’état aux anciens combattants, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

  La lettre en dessous, aucune réponse depuis le 10 septembre 2010 ! Bravo Hubert!
Association MEK du 3 juillet 1940 - 2005
pour  le rapatriement du cimetière marin
de  Mers-el - Kébir en Bretagne
Siége social : 4 rue des lauriers
56650 Inzinzac- Lochrist

Après la profanation du cimetière marin de Mers-El-Kébir, les anciens survivants des cuirassés « La BRETAGNE et Le DUNKERQUE » se mobilisent pour une action patriotique. Ils désirent que les instances de l’état rapatrient les dépouilles mortuaires de leurs camarades. Le lieu de repos de ces marins est activement demandé par leurs compagnons toujours vivants. Ce lieu sera décidé lorsque les opérations de rapatriement  seront prises en compte par les autorités compétentes de la France. Cette association ne sera dissoute que lorsque la stèle commémorative se fermera sur leur repos éternel.

Inzinzac-Lochrist, le 10 septembre 2010
N° 25 / 2010 - Bretagne MEK

Monsieur Alain GARCIA,

Président de l’association de Mers-el-Kebir

Retraité de la Gendarmerie Nationale

Monsieur René RUNAVOT

Président d’Honneur de l’association MEK
Rescapé du 3 et 6 juillet 1940 - Bâtiment de ligne « DUNKERQUE »

A Monsieur le secrétaire d’état aux anciens combattants
37 Rue de Bellechasse
75700  Paris 07 SP

Monsieur  secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants, je vous remercie de l’attention dont vous portez à mes courriers. Ma préoccupation n’est pas l’état du cimetière, c’est  l’Etat Français qui me préoccupe  dans la diffusion de tels courriers. Cette ironie courtoise montre à quel point votre préoccupation, c’est d’enfouir  ce dossier aux oubliettes  des raisons d’Etat.
Pour les travaux de peut importe la date et le montant, comment peut-on croire ces manipulations afin de donner une image plus médiatique que réelle. C’est en 1990 que les premières destructions sont apparues sur ce site.
L’impacte de l’image, le sens du symbole,  n’est pas le même en Algérie, quand on parle de profanation et vandalisme. Les uns s’insurgent en violentes émeutes, les autres adoptent un profile bas de peur de créer des tensions ethniques ou communautaires. Quand à la récidive, vous me permettrez d’en sourire. Pour le gardien, s’opposer aux islamistes algériens reste une utopie. Il choisira de garder sa tête sur ses épaules, que de défendre un symbole que ces hommes combattent.
L’ossuaire est  l’âme de ce cimetière, dont les marbres servent d’éviers dans la population de Mers-el-Kébir. On ne sait pas qui est sous cette plaque, toujours l’anonymat qui flotte sur ce cimetière.
Quand vous parlez de stèle Monsieur, je ne sais pas si vous avez connaissez la définition de ce mot. Demandez donc à vos amis du Souvenir Français.
 Stèles : il y a trois que  trois sortent de stèles, Chrétienne, Israélite, Musulmane. Pour plus d’informations.  A Douaumont vous avez les trois stèles.
Pupitre : Il y a trois définitions  sur le petit Robert.
Il  manque la définition  mortuaire, une invention pour limiter les dérives des contestataires.
Ce genre de bloc de béton, sans  âme, n’est pas digne, même si vous continuez à afficher que le vandalisme sera minoré sur ce qui reste de ces pauvres marins humiliés. Vous avez une indécence à cette relative mention de l’identité de ces marins. La préservation des espèces, vous y croyez vraiment (Descendance et Darwinisme 1885).Une seule est à préserver celle du général de Gaulle, chef de la France libre, les autres ne doivent surtout pas déranger cette légende. Quand à remarquable, il doit faire allusion à la croix de lorraine à Colombey les deux Eglises.
Le 17 septembre 2009, je vous écrivez sur la nécessité d’un transfert des corps  de marins en  France au cimetière de Kefautras à Brest et je viens de recevoir votre réponse, qui est le copié collé de vos prédécesseurs. De nombreux dossier Bretons empoisonnent l’Etat Français, nier l’évidence reste un aveu coupable pour les citoyens. Et maintenant les solutions pour résoudre définitivement ce problème. On n’occulte pas, mais on efface un peu plus l’impact de cet attentat perpétré sur la flotte au mouillage par les Anglais avec l’autorisation appuyée  du général  de Gaulle.
Quand à la solution retenue pour l’avenir de ce cimetière, son maintien en  en Algérie est un non sens à la volonté des familles qui attendent toujours ce retour. Tout cet argent dépensé sur nos deniers, alors que le transfèrement de ces corps  aurais été d’un moindre coup. Sans compter les sommes attribuées gracieusement par l’Ambassade de France et le Souvenir Français.
Si vous avez laissé les marins dans ce cimetière, d’autre y sont partis sans autorisation….Dans ce cimetière il n’y pas d’officiers. Où sont-t-ils ?
Après une enquête de mes amis retraités, il s’avère que nous avons des  témoins  sur les 21 Légionnaire morts depuis 1964.
En 1970, vous annoncez d’un transfère des corps  de ces militaires au Petit Lac.  Je cite votre directeur de cabinet, courrier du 9 janvier 2009.Comment est-il possible d’exhumer et de transférer des corps qui ne sont plus là depuis le 3 juillet 1968.
Ces militaires sont morts suite à des accidents de la circulation. Vous avez une connaissance limitée sur les coutumes de nos légionnaires. La Légion Monsieur, n’abandonne jamais  ses morts, ni ses monuments comme à Sidi bel Abès,  surtout ceux tombés sur le sol algériens. Les cercueils sont partis de Mers el Kébir par camion à l’aérodrome de Bous Fer, puis envoyé par avion à Aubagne.
 Nous avons trouvé la fiancée de l’un de ces Légionnaires. Madame Le François Arlette, institutrice, 83 ans, elle n’a plus une bonne mémoire.  Mais de belles photos de son légionnaire en ballade  au Petit Vichy (Parc paysagé à Oran). Elle a raconté à mes camarades, comment il s’est tué en véhicule militaire. Elle avait obtenue de la marine une autorisation spéciale  pour les obsèques. Présente avec elle, Madame Desse Anna et son mari René,  instituteurs à Mers el-Kébir. Ce Capitaine de l’Armée Hongroise devenu Légionnaire au grade d’Adjudant - Chef.  Il ne faut pas remuer la boue,  afin d’éviter de réveiller ces morts qui repose en paix en France, pendant que les autres pourrissent en Algérie.
Elle a demandé à mes camarades où se trouvé son fiancé, mort avant son mariage. Madame  Le François était institutrice à Mers el-Kébir. En 1962, la Légion quitte  l’Algérie avec ses monuments, ses morts et  s’installe à Aubagne. C’est là que sont les 21 Légionnaires.
Lors de la cérémonie  à la Pointe Saint Mathieu, votre absent a été remarqué par notre ancien René RUNAVOT, du bâtiment de ligne Le Dunkerque, rescapé de l’attaque. Pourtant ce lieu est chargé d’émotion sur les disparus en mer. Il plane sur ce cimetière  le mot discrimination sur les hommes, sur l’histoire, sur le symbole du christianisme. Cette preuve de  lâcheté et d’abandon est soulignée par cette phrase  « «  De marquer de façon moins visible que de coutume », les moines de Thibérine en portent aussi le fardeau, eux hommes de Dieu sans croix.
Mais vous avez transféré des corps d’Indochine sans autorisations. L’amiral Darlan à un caveau familial qui l’attend, il sera parmi les siens.
Au flan de cette montagne perdue d’Algérie, plus d’un millier de marins attendent un regroupement définitif en Bretagne. Si vous les abandonnez, c’est bien la raison reste la honte d’une défaite, mais  la défense du patrimoine de Charles de Gaulle. Notre association sera continue ce combat,  contre l’entêtement des politiques de nier cette vérité.
Recevez, Monsieur le secrétaire d’état aux anciens combattants, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

                                      

                                    

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