Association
MEK du 3 juillet 1940 - 2005
pour le rapatriement du cimetière marin
de Mers-el - Kébir en Bretagne
Siége
social : 4 rue des lauriers
56650
Inzinzac- Lochrist
Après la profanation du cimetière marin de Mers-El-Kébir, les
anciens survivants des cuirassés « La BRETAGNE et Le DUNKERQUE » se mobilisent
pour une action patriotique. Ils désirent que les instances de l’état
rapatrient les dépouilles mortuaires de leurs camarades. Le lieu de repos de
ces marins est activement demandé par leurs compagnons toujours vivants. Ce
lieu sera décidé lorsque les opérations de rapatriement seront prises en compte par les autorités
compétentes de la France. Cette association ne sera dissoute que lorsque la stèle
commémorative se fermera sur leur repos éternel.
Inzinzac-Lochrist,
le 22 juillet 2011
.
Monsieur Alain GARCIA,
Président de l’association de
Mers-el-Kebir
Retraité de la Gendarmerie Nationale
Monsieur René RUNAVOT
Président
d’Honneur de l’association MEK
Rescapé du 3
et 6 juillet 1940 - Bâtiment de ligne « DUNKERQUE »
A Monsieur le
secrétaire d’état aux anciens combattants
37 Rue de
Bellechasse
75700 Paris 07 SP
Monsieur,
Plusieurs raisons m’obstinent à
continuer d’écrire à vos services et à vous-même afin de ne pas oublier nos marins.
Comme ceux qui ont occupé ce poste depuis le 25 avril 2005, cette tragédie de
l’ignoble profanation, a peu sensibilisé la classe politique. Les 21
Légionnaires eux sont en France, les 1230 marins attendent toujours un retour
en France, au terme de la soixante douzième année.
Comment après avoir vécu de telles
atrocités inhumaines, ces épouses ont-elles réussi à trouver le courage de
continuer leurs vies, en espérant le retour des leurs. Hélas ! A cette
époque l’information était encore la chasse gardée des politiques, plus
maintenant.
Lors d’une cérémonie à Brest, Monsieur
Hervé Grall, Président de l’association de Mers el-Kébir, (l’officielle), a
d’initiative organisé une cérémonie sur le thème du pardon avec les Anglais.
Le pardon n’est pas un acte ou une
formule magique qui va permettre une restitution de la situation. On ne peut
effacer le passé. Il est ce qu’il est et le restera. Ce pardon, ce doit d’une
reconnaissance NATIONALE et non un acte en catimini sans suite avec les
Anglais.
Pardonner, ce n’est pas nier, ou
minimiser l’offense. Si on oubli l’offense subie, on ne peut pas pardonner.
Mais c’est à l’Etat Français, politiquement responsable d’en répondre. De
rappeler aux députés les règles sur le rapatriement en France des marins, qui
ne doit pas se traduire par une campagne politique dans le Finistère, pour les
élections 2012 en Bretagne où à l’Assemblée Nationale.
Le fait d’avoir exhumé vingt un
légionnaires qui se trouvaient au pied de ce cimetière est un acte indigne,
lâche, qui prouve que l’armée Française reste divisée sur l’acte des Anglais,
ne pas amalgamer la légion à cette tragédie de l’histoire.
Lorsque le délit est perpétré, le mal
accompli ne peut- être ignoré, laissé sans consignes. La responsabilité pénale
est pleine est entière, l’ordre social perturbé. Mais en 1940, celui-ci était
dans une chienlit totale des deux côtés les perdants de la débâcle et les
collaborateurs de Vichy.
Le pardon est-elle la chasse gardée
des gaullistes? Et comment fait-on si les gaullistes continuent de cultiver
l’ignominie sur ces soit - disant marins collaborateurs de Vichy, ont-ils envie
de pardonner?
Le pardon n’est pas une vertu
juridique, ni politique, elle est religieuse ou morale et trouve ses limites
dans le cœur de l’homme, celui du face à face, celui du coupable et de sa
victime.
Les politiques de la majorité UMP,
ont-ils envie de contribuer à ce dossier ? Pourquoi cet empressement d’un
maintient de ce cimetière, alors que nombre de monuments militaires sont en
France après l’indépendance de l’Algérie? C’est sans compter sur la dépouille
de l’Amiral François DARLAN, qui gangrène les initiatives des trois
associations dont Brest étant le fer de lance. Il semble que la famille Darlan,
dispose à Nérac de son caveau familial.
Quand au député de la région fait la sourde oreille.
Le retour de ces marins est un devoir
au regard de notre histoire et de ceux qui sont rentrés, par complaisance des
politiques, le père de Monsieur Hervé Grall, Officier émérite, jusqu’au
sacrifice pour ses hommes, enterré au cimetière civil de Landevennec ainsi que
d’autres marins, Pourquoi? Du pardon à l’impardonnable, du devoir des alliés,
des résistants héroïques, à la faiblesse coupable des Français qui pactisèrent
avec le régime de Vichy.
Un ancien marin, décédé, de la ville
de Quéven, du bâtiment de ligne le DUNKERQUE, me soufflait à l’oreille, juste
avant de quitter ce monde: « Je n’ai pas pardonné à aucun des coupables
de cet acte sordide et jamais ni maintenant ni dans l’avenir, je ne leur
pardonnerai ».
Ne pas oublier, ne rien effacer; Voilà
la hantise des survivants. Plaider pour les morts, défendre leur mémoire, leur
humanité. Les politiques ont-ils une âme ?
Je serais toujours là, moi, ancien
soldat, pour défendre la mémoire salie de mes anciens, pour ne pas taire les
cris de ses jeunes hommes que la mort cueillit si jeune. Les politiques ont-ils
un cœur ?
Pardon, Pardonner, ce n’est pas
renoncer à ses droits, ils ne sont pas des synonymes de réconciliation, n’ont
pas de base morale, n’excusent en rien les fautes ou les décisions prisent en
Angleterre à la veille du 3 juillet 1940.
Non ! Ne Murez pas dans l’oubli, ces soldats, ils sont, la glaise
de France, celle qui vous a nourrie, façonnée aussi, leur place est en France.
Recevez, Monsieur le secrétaire d’état
aux anciens combattants, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
La lettre en dessous, aucune réponse depuis le 10 septembre 2010 ! Bravo Hubert!
Association MEK du 3 juillet 1940 -
2005
pour
le rapatriement du cimetière marin
de
Mers-el - Kébir en Bretagne
Siége social : 4 rue des lauriers
56650 Inzinzac- Lochrist
Après
la profanation du cimetière marin de Mers-El-Kébir, les anciens survivants des
cuirassés « La BRETAGNE et Le DUNKERQUE » se mobilisent pour une action
patriotique. Ils désirent que les instances de l’état rapatrient les dépouilles
mortuaires de leurs camarades. Le lieu de repos de ces marins est activement
demandé par leurs compagnons toujours vivants. Ce lieu sera décidé lorsque les
opérations de rapatriement seront prises
en compte par les autorités compétentes de la France. Cette association ne sera
dissoute que lorsque la stèle commémorative se fermera sur leur repos éternel.
Inzinzac-Lochrist, le 10 septembre 2010
N° 25 / 2010 - Bretagne MEK
Monsieur Alain
GARCIA,
Président de l’association de Mers-el-Kebir
Retraité de la
Gendarmerie Nationale
Monsieur René
RUNAVOT
Président
d’Honneur de l’association MEK
Rescapé du 3 et 6 juillet 1940 - Bâtiment de ligne « DUNKERQUE »
A Monsieur le secrétaire d’état aux anciens
combattants
37 Rue de Bellechasse
75700
Paris 07 SP
Monsieur
secrétaire d’Etat à la défense et aux
anciens combattants, je vous remercie de l’attention dont vous portez à mes
courriers. Ma préoccupation n’est pas l’état du cimetière, c’est l’Etat Français qui me préoccupe dans la diffusion de tels courriers. Cette
ironie courtoise montre à quel point votre préoccupation, c’est d’enfouir ce dossier aux oubliettes des raisons d’Etat.
Pour les
travaux de peut importe la date et le montant, comment peut-on croire ces
manipulations afin de donner une image plus médiatique que réelle. C’est en
1990 que les premières destructions sont apparues sur ce site.
L’impacte
de l’image, le sens du symbole, n’est
pas le même en Algérie, quand on parle de profanation et vandalisme. Les uns
s’insurgent en violentes émeutes, les autres adoptent un profile bas de peur de
créer des tensions ethniques ou communautaires. Quand à la récidive, vous me
permettrez d’en sourire. Pour le gardien, s’opposer aux islamistes algériens
reste une utopie. Il choisira de garder sa tête sur ses épaules, que de
défendre un symbole que ces hommes combattent.
L’ossuaire
est l’âme de ce cimetière, dont les
marbres servent d’éviers dans la population de Mers-el-Kébir. On ne sait pas
qui est sous cette plaque, toujours l’anonymat qui flotte sur ce cimetière.
Quand vous parlez de stèle
Monsieur, je ne sais pas si vous avez connaissez la définition de ce mot.
Demandez donc à vos amis du Souvenir Français.
Stèles : il y a trois que trois sortent de stèles, Chrétienne,
Israélite, Musulmane. Pour plus d’informations.
A Douaumont vous avez les trois stèles.
Pupitre : Il y a trois définitions sur
le petit Robert.
Il manque la
définition mortuaire, une invention pour
limiter les dérives des contestataires.
Ce genre de bloc de béton, sans âme, n’est pas digne, même si vous continuez
à afficher que le vandalisme sera minoré sur ce qui reste de ces pauvres marins
humiliés. Vous avez une indécence à cette relative mention de l’identité de ces
marins. La préservation des espèces, vous y croyez vraiment (Descendance et
Darwinisme 1885).Une seule est à préserver celle du général de Gaulle, chef de
la France libre, les autres ne doivent surtout pas déranger cette légende.
Quand à remarquable, il doit faire allusion à la croix de lorraine à Colombey
les deux Eglises.
Le 17
septembre 2009, je vous écrivez sur la nécessité d’un transfert des corps de marins en
France au cimetière de Kefautras à Brest et je viens de recevoir votre
réponse, qui est le copié collé de vos prédécesseurs. De nombreux dossier
Bretons empoisonnent l’Etat Français, nier l’évidence reste un aveu coupable
pour les citoyens. Et maintenant les solutions pour résoudre définitivement ce
problème. On n’occulte pas, mais on efface un peu plus l’impact de cet attentat
perpétré sur la flotte au mouillage par les Anglais avec l’autorisation appuyée du général
de Gaulle.
Quand à
la solution retenue pour l’avenir de ce cimetière, son maintien en en Algérie est un non sens à la volonté des
familles qui attendent toujours ce retour. Tout cet argent dépensé sur nos
deniers, alors que le transfèrement de ces corps aurais été d’un moindre coup. Sans compter
les sommes attribuées gracieusement par l’Ambassade de France et le Souvenir
Français.
Si vous
avez laissé les marins dans ce cimetière, d’autre y sont partis sans
autorisation….Dans ce cimetière il n’y pas d’officiers. Où sont-t-ils ?
Après
une enquête de mes amis retraités, il s’avère que nous avons des témoins sur les 21 Légionnaire morts depuis 1964.
En 1970,
vous annoncez d’un transfère des corps
de ces militaires au Petit Lac.
Je cite votre directeur de cabinet, courrier du 9 janvier 2009.Comment
est-il possible d’exhumer et de transférer des corps qui ne sont plus là depuis
le 3 juillet 1968.
Ces
militaires sont morts suite à des accidents de la circulation. Vous avez une
connaissance limitée sur les coutumes de nos légionnaires. La Légion Monsieur,
n’abandonne jamais ses morts, ni ses
monuments comme à Sidi bel Abès, surtout
ceux tombés sur le sol algériens. Les cercueils sont partis de Mers el Kébir
par camion à l’aérodrome de Bous Fer, puis envoyé par avion à Aubagne.
Nous avons trouvé la fiancée de l’un de ces
Légionnaires. Madame Le François Arlette, institutrice, 83 ans, elle n’a plus
une bonne mémoire. Mais de belles photos
de son légionnaire en ballade au Petit
Vichy (Parc paysagé à Oran). Elle a raconté à mes camarades, comment il s’est
tué en véhicule militaire. Elle avait obtenue de la marine une autorisation
spéciale pour les obsèques. Présente
avec elle, Madame Desse Anna et son mari René,
instituteurs à Mers el-Kébir. Ce Capitaine de l’Armée Hongroise devenu
Légionnaire au grade d’Adjudant - Chef. Il
ne faut pas remuer la boue, afin d’éviter
de réveiller ces morts qui repose en paix en France, pendant que les autres
pourrissent en Algérie.
Elle a
demandé à mes camarades où se trouvé son fiancé, mort avant son mariage.
Madame Le François était institutrice à
Mers el-Kébir. En 1962, la Légion quitte l’Algérie avec ses monuments, ses morts
et s’installe à Aubagne. C’est là que
sont les 21 Légionnaires.
Lors de
la cérémonie à la Pointe Saint Mathieu,
votre absent a été remarqué par notre ancien René RUNAVOT, du bâtiment de ligne
Le Dunkerque, rescapé de l’attaque. Pourtant ce lieu est chargé d’émotion sur
les disparus en mer. Il plane sur ce cimetière
le mot discrimination sur les hommes, sur l’histoire, sur le symbole du
christianisme. Cette preuve de lâcheté
et d’abandon est soulignée par cette phrase « «
De marquer de façon moins visible que de coutume », les moines de Thibérine en portent aussi le fardeau, eux
hommes de Dieu sans croix.
Mais vous
avez transféré des corps d’Indochine sans autorisations. L’amiral Darlan à un
caveau familial qui l’attend, il sera parmi les siens.
Au flan
de cette montagne perdue d’Algérie, plus d’un millier de marins attendent un
regroupement définitif en Bretagne. Si vous les abandonnez, c’est bien la raison
reste la honte d’une défaite, mais la
défense du patrimoine de Charles de Gaulle. Notre association sera continue ce
combat, contre l’entêtement des
politiques de nier cette vérité.
Recevez, Monsieur le secrétaire d’état aux anciens
combattants, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

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