mercredi 9 janvier 2013

Les raisons de la conquête

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COLONISATION DE L’ALGERIE… (II)
Les raisons de la conquête

« Chose étrange et bien vraie pourtant, ce qui manque à la France en Alger, c’est un peu de barbarie. Les Turcs allaient plus vite, plus sûrement et plus loin ; ils savaient mieux couper les têtes. La première chose qui frappe le sauvage, ce n’est pas la raison, c’est la force » (Victor Hugo dans « Le Rhin » en 1842)

Lors de son voyage en Algérie, François Hollande a reconnu publiquement que : « Pendant cent trente-deux ans, l’Algérie a été soumise à un système profondément injuste, brutal et destructeur. Je reconnais ici les souffrances que le système colonial a infligé au peuple algérien »… et encore : « La France est responsable d’une colonisation injuste et brutale ; elle est responsable des massacres d’innocents algériens à Sétif, Guelma et Khenattra »... tout en se gardant bien, de dénoncer ces centaines d’autres massacres d’innocents européens qui ont précédé les représailles et ces autres milliers de massacres d’innocentseuropéens et musulmans fidèles à la France qui ont jalonné huit années de terrorisme aveugle et lâche.
Par cette indécente sélectivité minable, le Chef de l’état a injurié et humilié –non les Français d’Algérie, comme se plaisent à dire certains idiots utiles de service- mais, tout simplement, la France, son peuple, son Histoire, son honneur ainsi que la mémoire et le sacrifice de ses soldats.
            Depuis lors, un florilège de réactions issues du milieu « progressiste » n’a pas manqué de vilipender en des termes diffamants l’œuvre colonisatrice de la France en Algérie. C’est ainsi, qu’encouragé par l’attitude et les déclarations du Chef de l’Etat, ce petit monde de « moralistes à la conscience pure » n’a eu de cesse de monter les enchères en comparant le colonialisme français à l’esclavagisme… Cela a permis, entre autres bouffons du Président, à Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti socialiste, de pérorer de la sorte : « Je salue les déclarations historiques de François Hollande aujourd’hui à Alger. Le Président de la République a su trouver les mots pour évoquer le caractère injuste et brutal de la colonisation française en Algérie et les souffrances qu’elle a imposées au peuple algérien. »
            Ces déclarations infamantes, basées sur une méconnaissance totale du sujet, inspirées de surcroît par un sentiment anti-français, nous dépeignent « l’Algérie coloniale, comme ayant été l’apartheid ». Ces « historiens » de bas étage nous « rappellent » que « la colonisation était contraire aux lois de la République, notamment par son côté ségrégationniste » (sic).  Quelle hérésie !
            Si Charles X fut à l’origine de « l’expédition d’Alger », c’est précisément la République (la IIe) qui ordonna la conquête de l’Algérie. Cependant, à cette époque il n’était aucunement question de colonisation. Ce que Charles X -et avec lui l’Europe- voulait, c’était supprimer la piraterie en Méditerranée. En effet, toute la côte « barbaresque », de l’Egypte à Gibraltar, n’était qu’une seule et très active base d’opérations de piraterie dirigée contre la France, l’Espagne, l’Italie et surtout contre les convois chargés de marchandises qui sillonnaient la méditerranée.
            C’est pour réduire cette piraterie que les premières incursions chrétiennes de représailles sur les côtes algériennes virent le jour au début du XVIe siècle et permirent aux Espagnols, sous la conduite de Pedro Navarro, d’investir Alger et de libérer trois-cents captifs chrétiens. Pour les en chasser, les algériens firent appel en 1515 aux corsaires turcs qui occupaient depuis 1513 le port de Djidjelli en Kabylie, notamment à un pirate sanguinaire, Kheir-Ed-Din, dit Barberousse en raison de la couleur de sa barbe. Ils occupèrent Alger et y instaurèrent un régime de terreur, exécutant ceux qui refusaient la nouvelle domination turque. Ainsi, par l’entremise de ce pirate que le sultan de Stamboul avait nommé émir des émirs, beylerbey, la Turquie prit officiellement pied dans le bassin occidental de la Méditerranée. Alger était pour elle une base avancée, ce que Gibraltar et Singapour furent plus tard pour l’Angleterre. De là, elle pouvait porter des coups très durs à la navigation chrétienne. Avec ces ressources, Barberousse et les Turcs chassèrent les Espagnols et conquirent le territoire algérien, allant jusqu’à placer le pays sous la dépendance nominale du sultan de Constantinople. Le Maghreb était devenu une province turque.
            Forte de ses soixante bâtiments dont trente-cinq galères, la flotte algérienne écumait la Méditerranée et amassait des trésors. De plus une autre source énorme de profits était constituée par l’esclavage. Il s’exerçait, pour une part, aux dépens de populations d’Afrique noire que l’on enlevait après avoir investi les villages et, pour une autre part, de la piraterie. L’avantage de cette dernière résidait dans l’échange des esclaves chrétiens contre de fortes rançons. Un bénédictin espagnol, le Père Haedo, estimait qu’Alger devait avoir 60 000 habitants et 25 000 esclaves chrétiens.
            Quand Charles X décida l’occupation d’Alger, la Prusse, l’Autriche, la Russie, les grands de l’heure, approuvèrent sans commentaires particuliers. C’est ainsi qu’en cette aube du 25 mai 1830, la France partit pour l’Algérie… sans se douter qu’elle allait y rester 132 ans.
            Aussi quant nos « historiens de salons » s’élèvent contre « la saisie de terres, l’annexion de territoires, l’évangélisation, le pillage des ressources minières » (sic), ils ne peuvent qu’engendrer le ridicule… En effet, en 1830, l’Algérie n’était pas un territoire indépendant mais, nous l’avons vu, une possession turque. L’occupation par la France n’a donc eu pour résultat que de substituer à une occupation étrangère celle d’un autre pays. De plus, cette Algérie là ne constituait pas un Etat, encore moins une nation. Elle n’avait pas de frontières. Elle constituait une mosaïque de tribus qu’aucun lien, sauf le religieux, n’unissait entre elles, encore que d’une façon très fragmentaire.
            Concernant la saisie de terres, ils voudraient nous faire croire que les premiers pionniers firent main basse sur de riches et fertiles terres agricoles enlevées de force aux indigènes. A leur arrivée, ils découvrirent, en guise de richesses, un désert, une lande hérissée de broussailles au bord d’un marais pestilentiel où pullulaient les moustiques.
            En 1841, dans son étude « Solution de la question d’Algérie », le général Duvivier écrivait : « Les plaines telles celles de la Mitidja, de Bône et tant d’autres ne sont que des foyers de maladies et morts. Les assainir, on n’y parviendra jamais… Les plaines pour les Européens, sont et seront toujours longtemps de vastes tombeaux. Qu’on abandonne ces fétides fosses ! »
            Fosses fétides ! Vastes tombeaux ! Quel programme engageant ! Et le général Berthezène d’affirmer, menaçant : « La Mitidja n’est qu’un immense cloaque. Elle sera le tombeau de tous ceux qui oseront l’exploiter ».
            Concernant l’évangélisation, nos « historiens » se sont encore fourvoyés… S’ils  reprochent à la France cette annexion, ils « oublient » cependant de signaler que ce sont les ascendants des « victimes du colonialisme français » qu’ils défendent aujourd’hui avec tant de véhémence, qui sont les véritables colonialistes.
- Qui a annexé ce pays autrefois habité par la race berbère et qui faisait alors partie intégrante du monde occidental ?
- Qui a soumis par la force ce même peuple berbère, majoritairement chrétien, à la conversion à l’Islam ?
Quant au « pillage des ressources minières », que d’infamies !
            « L’exploration scientifique de l’Algérie, avait dit Renan, sera l’un des titres de gloire de la France au XIXe et au XXe siècle ». Eh bien c’est la France qui a découvert et mis en valeur à grand frais les zones pétrolifères et les gisements de gaz du Sahara prétendument destinés à assurer son indépendance. En a-t-elle profité ? A-t-elle eu seulement le temps de les exploiter ?
C’est encore elle qui a construit à coups de milliards de francs la base navale nucléaire de Mers-el-Kébir. Que lui a-t-elle rapporté ?
Quant au « côté ségrégationniste » avancé par ces inénarrables trublions, on voit bien qu’ils n’ont jamais mis les pieds en Algérie française, jamais fréquenté la moindre école où chrétiens, juifs et musulmans vivaient à l’unisson.
Cependant, au lieu de s’évertuer à salir de façon éhontée la mémoire de l’œuvre française en Algérie, pourquoi ne nous expliquent-ils pas, une fois pour toute, les raisons pour lesquelles ces « pauvres petits maghrébins », une fois leur indépendance acquise, se sont empressés de rejoindre la France… cette France qui les a tant fait souffrir ?
Pourquoi ne nous rapportent-ils pas avec autant d’ardeur, la misère qui, depuis 50 ans, pèse sur l’Algérie comme une chape et que l’on tait parce qu’elle est un démenti flagrant aux mensonges de tous ceux qui n’ont de cesse de condamner « le rôle positif de la présence française outre-mer ».
            Durant l’épisode sanglant de la guerre d’Algérie, le leitmotiv constant des responsables du FLN était que la rébellion se justifiait par le besoin de plus de justice, de bonheur et de liberté pour la « malheureuse » population musulmane. Cependant au cours d’une audience qu’il accorda à un haut prélat d’Algérie, en septembre 1961, sa Sainteté Jean XXIII prononça : « Vous avez vos idées, c’est bien, mais moi j’ai constaté une chose : c’est que chaque fois que la France se retire d’un pays, la liberté et la civilisation reculent. »
Que ces paroles du Pape nous inspirent de fécondes réflexions. C’est là mon souhait pour 2013.

                                                                                                          José CASTANO

« A son indépendance, nul pays extérieur au monde occidental, Japon et Afrique du Sud exceptés, ne dispose d’une infrastructure aussi développée que l’Algérie » (Béchir Ben Yahmed, fondateur de « Jeune Afrique »)

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« Reportage 34 » répond à François Hollande : http://youtu.be/jpfAe39tDb8

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Projection du film « LA VALISE OU LE CERCUEIL »
Lundi 11 février 2013 - 11 heures - Cinéma « MATHEVET » - Cours de la République – 83510 LORGUES
Renseignements au 04.94.60.17.49 ou 06.81.57.77.87 – e-mail : daniel.denicourt@orange.fr

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lundi 17 décembre 2012

lundi 3 décembre 2012


Objet : : De Gaulle sa face cachée : un réquisitoire passionné

OPPORTUNISTE, ARRIVISTE ET TRAITRE …………….


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« L’acte de trahison le plus retentissant de la Ve République ?  (…) Sans aucune hésitation, celui du général De Gaulle vis-à-vis des Français d’Algérie, c’est vraiment une trahison de nature politique. Si j’ose dire, c’est une trahison d’État »

Entretien avec Manuel Gomez, auteur de « De Gaulle sa face cachée » (éditions Dualpha)
(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

Pourquoi avoir écrit un tel livre ?
J’estime que notre jeunesse ne doit pas rester figée dans l’idéologie gaullienne qui fait, dans notre Histoire de France, du Général le « sauveur de la nation ». Très peu de personnes ont entendu l’appel « soi-disant historique » du 18 juin pour les deux raisons suivantes :
1) Qui écoutait Radio Londres à l’époque ? Quelques rares personnes.
2) Les Français avaient bien d’autres préoccupations à l’époque, fuyant l’avance ennemie, que d’écouter Radio Londres. D’ailleurs même le second « appel » remanié et diffusé le 26 juin n’a, lui aussi, été entendu que par très peu de Français. On peut compter sur les doigts d’une main les personnalités qui ont rejoint De Gaulle suite à « ses appels »… C’est pourtant l’idée générale que se fait la très grande majorité des Français métropolitain !
·       Et c’est justement contre cette idée que je m’élève. Les évènements, les historiens, les médias et surtout Churchill, ont fabriqué De Gaulle. Il leur fallait une personnalité représentative de la France et il était là avec son uniforme et ses deux étoiles alors que les personnalités pressenties s’étaient récusées (Mandel, Reynaud). Il est nécessaire que cette très grande majorité apprenne à connaître la véritable personnalité et les véritables motivations de De Gaulle. Mon livre y contribue.

Ces motivations réelles, qu’elles sont-elles ?
Celles d’un opportuniste qui a su tirer profit de toutes les 
occasions que les évènements lui ont offert et su, avec 
machiavélisme, les retourner à son unique profit (s’il avait trouvé un moyen de locomotion pour revenir en France dès le 17 juin il n’aurait pas hésité et c’en était fini de son histoire). Celled’un manipulateur qui a toujours agit par délégation sans jamais participer à l’action. Il propose la direction à suivre selon le but qu’il s’est fixé, mais en méprisant et trahissant successivement tous ceux qui l’ont aidé à l’atteindre.

Existe-t-il encore des zones d’ombre qui n’ont pas été explorées dans ce livre ?
Évidemment, en ce qui concerne De Gaulle, il existera toujours des zones d’ombre, par exemple l’assassinat de l’amiral Darlan, les attentats contre Giraud, Moulin, Leclerc, Salan et bien d’autres. Le cas le plus flagrant est l’attentat contre le général Salan : De Gaulle a fait croire à Michel Debré que la nomination de celui-ci programmait la fin de l’Algérie française et qu’il était souhaitable de « l’écarter ». D’où l’attentat au bazooka où le commandant Rodier a trouvé la mort. Cela explique la décision de Salan de créer l’OAS afin de respecter ses engagements et les ordres qui lui avaient été donnés alors qu’il n’était ni de droite, ni d’extrême droite et encore moins fasciste, comme a voulu le faire croire la gouvernance gaullienne.

Qu’elle est, selon vous, sa plus grande trahison ?
Permettez-moi de laisser répondre à ma place le journaliste Alain Duhamel  auquel on a posé la question :
« Quel est l’acte de trahison le plus retentissant de la Ve République ? »
Sa réponse : « Sans aucune hésitation, celui du général De Gaulle vis-à-vis des Français d’Algérie, c’est vraiment une trahison de nature politique. Si j’ose dire, c’est une trahison d’État. »

Son action aurait-elle justifié qu’il comparaisse devant un tribunal international pour « crime contre l’humanité » ?
J’estime que le dossier impliquant la « gouvernance gaullienne » apporte tous les éléments justifiant une comparution pour « crime contre l’humanité ». Surtout en ce qui concerne le sort de dizaines de milliers de harkis et d’Européens d’Algérie, sacrifiés sur ses ordres et ceux de ses ministres après le « soi-disant » cessez le feu du 19 mars 1962. Et il aurait été souhaitable que soient associés à cette « gouvernance gaullienne » (Messmer, Joxe, etc.) tous les responsables militaires au plus haut niveau de grade (Katz, Debrosse, etc.) qui ont ordonné à l’armée française de rester l’arme au pied alors que l’on assassinait allègrement une population française et arabes aussi bien à Alger, le 26 mars 1962 qu’à Oran entre les 27 juin et 5 juillet de la même année.

De Gaulle sa face cachée de Manuel Gomez, éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 254 pages, 27 euros.

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Autres livres sur le même sujet :

… ex de Commando « Georges » et l’Algérie d’après. Légion étrangère – Harkis – OAS deLt-Col - e.r. - Armand Bénésis de Rotrou (38 euros)

… ex de J’étais dans l’OAS Métro Jeunes – 1961-1962 de Jean-Pierre Brun (25 euros)

… ex de La Bataille de l’OAS d'Axel Nicol (25 euros)

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